Amazon cover image
Image from Amazon.com

La fabrication de l'ennemi, ou, Comment tuer avec sa conscience pour soi / Pierre Conesa ; préface de Michel Wieviorka.

By: Contributor(s): Material type: TextTextLanguage: French Series: Le monde comme il vaPublication details: Paris : Robert Laffont, c2011.Description: 364 p. ; 22 cmISBN:
  • 9782221126783
Other title:
  • Fabrication de l'ennemi
  • Comment tuer avec sa conscience pour soi
Subject(s): LOC classification:
  • D 32 C747f 2011
Contents:
livre 1. Qu'est-ce qu'un ennemi? -- L'ennemi est un objet politique -- Le droit de la guerre : mieux vaut porter un uniforme -- L'ennemi est un autre soi-même -- Une guerre juste : moyens acceptables, nécessité absolue, supériorité garantie -- Les «marquers» d'ennemis -- livre 2. Les figures de l'ennemi : essai de typologie -- L'ennemi proche : les conflits de frontières -- Le rival planétaire -- L'ennemi intime : les guerres civiles -- L'occupé comme figure du barbare -- L'ennemi caché ou la théorie du complot -- L'ennemi absolu ou la guerre cosmique contre le Mal -- L'interdit religieux comme moyen de détection de l'ennemi intérieur -- L'ennemi conceptuel -- L'ennemi médiatique -- livre 3. La déconstruction de l'ennemi -- Vivre sans ennemi étatique : c'est difficile mais on y arrive -- Sortir des guerres civiles : oubli, pardon, justice -- Justice internationale : la justice des puissants -- Ressort de guerre toujours tendus.
Summary: «Nous allons vous rendre le pire des services, nous allons vous priver d'ennemi !» avait prédit en 1989 Arbatov, conseiller diplomatique de Gorbatchev. L'ennemi soviétique avait toutes les qualités d'un «bon» ennemi : solide, constant, cohérent. Sa disparition a en effet entamé la cohésion de l'Occident et rendu plus vaine sa puissance. L'ennemi est-il une nécessité ? Il est très utile en tout cas pour souder une nation, asseoir sa puissance et occuper son secteur militaro-industriel. C'est pourquoi les États, les services de renseignements, les think tanks stratégiques et autres faiseurs d'opinion «fabriquent» consciencieusement de l'ennemi, qu'il soit rival planétaire (Chine), ennemi proche (Inde-Pakistan), ennemi intime (Rwanda), Mal absolu, ennemi conceptuel ou médiatique. Certains ennemis sont bien réels, d'autres, cependant, analysés avec le recul du temps, se révèlent étonnamment artificiels. Conséquence : si l'ennemi est une construction, pour le vaincre, il faut non pas le battre, mais le déconstruire. Il s'agit moins au final d'une affaire militaire que d'une question politique.
Tags from this library: No tags from this library for this title. Log in to add tags.
Star ratings
    Average rating: 0.0 (0 votes)
Holdings
Item type Current library Home library Collection Shelving location Call number Copy number Status Barcode
Libro Libro Biblioteca Juan Bosch Biblioteca Juan Bosch Recursos Regionales Recursos Regionales (2do. Piso) D 32 C747f 2011 (Browse shelf(Opens below)) 1 Available 00000122823

Includes bibliographical references.

livre 1. Qu'est-ce qu'un ennemi? -- L'ennemi est un objet politique -- Le droit de la guerre : mieux vaut porter un uniforme -- L'ennemi est un autre soi-même -- Une guerre juste : moyens acceptables, nécessité absolue, supériorité garantie -- Les «marquers» d'ennemis -- livre 2. Les figures de l'ennemi : essai de typologie -- L'ennemi proche : les conflits de frontières -- Le rival planétaire -- L'ennemi intime : les guerres civiles -- L'occupé comme figure du barbare -- L'ennemi caché ou la théorie du complot -- L'ennemi absolu ou la guerre cosmique contre le Mal -- L'interdit religieux comme moyen de détection de l'ennemi intérieur -- L'ennemi conceptuel -- L'ennemi médiatique -- livre 3. La déconstruction de l'ennemi -- Vivre sans ennemi étatique : c'est difficile mais on y arrive -- Sortir des guerres civiles : oubli, pardon, justice -- Justice internationale : la justice des puissants -- Ressort de guerre toujours tendus.

«Nous allons vous rendre le pire des services, nous allons vous priver d'ennemi !» avait prédit en 1989 Arbatov, conseiller diplomatique de Gorbatchev. L'ennemi soviétique avait toutes les qualités d'un «bon» ennemi : solide, constant, cohérent. Sa disparition a en effet entamé la cohésion de l'Occident et rendu plus vaine sa puissance. L'ennemi est-il une nécessité ? Il est très utile en tout cas pour souder une nation, asseoir sa puissance et occuper son secteur militaro-industriel. C'est pourquoi les États, les services de renseignements, les think tanks stratégiques et autres faiseurs d'opinion «fabriquent» consciencieusement de l'ennemi, qu'il soit rival planétaire (Chine), ennemi proche (Inde-Pakistan), ennemi intime (Rwanda), Mal absolu, ennemi conceptuel ou médiatique. Certains ennemis sont bien réels, d'autres, cependant, analysés avec le recul du temps, se révèlent étonnamment artificiels. Conséquence : si l'ennemi est une construction, pour le vaincre, il faut non pas le battre, mais le déconstruire. Il s'agit moins au final d'une affaire militaire que d'une question politique.

There are no comments on this title.

to post a comment.